L’Emeraude, c’est la couleur de l’eau l’été avec les reflets du soleil. C’est aussi la référence à la préciosité et à la rareté.
Cette côte à l’urbanisation sophistiquée et omniprésente appartient à ces objets précieux très prisés des estivants Anglo-Saxons et de la bourgeoisie parisienne de la fin du XIX° siècle, elle le reste. La rareté de l’Emeraude se retrouve dans celle des espaces naturels relictuels mis en évidence par un bâti dense de caractère.
Le visiteur pourra apprécier un échantillon caractéristique du littoral breton en visitant l’anse de Rothéneuf.
Mais cette côte a été aussi une terre de combat depuis les époques les plus anciennes jusqu’aux guerres les plus récentes. Chaque pointe, chaque île ou îlot a été un territoire à défendre ou à reconquérir.
En témoignent des vestiges archéologiques ou historiques. On citera les pointes de la Varde ou du Meinga ou l’île Cézembre.
Enfin, la douceur du climat en été n’y est pas un vain mot.
Elle favorise une végétation naturelle comme introduite, plus méridionale que ne le laisse supposer l’exposition aux vents du Nord.
Ces contrées de la côte de Bretagne Nord sont heureusement abritées par le Cotentin et baignées par des courants chauds de l’Atlantique.