Vu du ciel, Chambord et Chenonceau apparaissent comme les plus spectaculaires châteaux de la Loire. Il est préférable de les garder pour la fin du vol, sinon vous risquez d’être déçu pas les autres qui ,pourtant, ont un joli cachet.
L’itinéraire proposé ici est tout à fait subjectif. Il ne comprend pas tous les châteaux, loin de là. N’hésitez à partager votre propre expérience des châteaux de la Loire.
Je commence en général par une "mise en bouche" avec des châteaux importants historiquement, mais pas si évident que cela à bien cerner au milieu d’une ville : Chaumont, Amboise, Luynes et Langeais. D’une part, la réglementation aérienne nous impose de rester loin du centre ville donc loin des châteaux, mais d’autre part, ils sont souvent un peu cachés par la ville. Les photos ci-jointes vont vous permettre de les visualiser avant. En fait c’est après le passage Tours que les plus impressionnants des châteaux de la Loire apparaissent sous vos aîles : Villandry, Azay le Rideau, Chenonceau et Chambord. Cheverny pourra venir s’intercaler entre les deux derniers pour les fans de Tintin.
Grâce à Google earth, vous pouvez visualiser la forme des rivières, des forêts, des grandes routes, etc. en zoomant sur la carte que vous avez sous les yeux. C’est assez magique car vous allez pouvoir vous faire une idée des vrais repères que vous pourrez prendre pour votre vol. Incroyable, non ?
Dominant la Loire du haut d’une falaise, le château de Chaumont est à l’origine une forteresse bâtie par les comtes de Blois à partir du 10e siècle. Devenue propriété des Chaumont-Amboise, celle-ci est démantelée par Louis XI en 1465. Entreprise la même année, la reconstruction se poursuit jusqu’en 1510, pour glorifier la famille d’Amboise, qui s’était illustrée durant les guerres d’Italie.
En 1559, Catherine de Médicis achète Chaumont en 1560 et contraint Diane de Poitiers à l’accepter en échange de Chenonceau. Sacré Cathy !
Le château de Chaumont a en partie perdu son aspect militaire au 18e siècle, avec la disparition du bâtiment fermant la cour intérieure du côté de la vallée.
jeudi 1er décembre 2005, par Cyril Godeaux
Pour moi, c’est à Amboise que commence vraiment la magie des châteaux de la Loire. Vu du ciel, le château d’Amboise n’est pas à tomber par-terre (ça tombe bien !). Par contre, le fait de savoir qu’un personnage aussi extraordinaire que Léonard de Vinci y vécut trois années, ça lui donne une autre dimension.
Pendant les trois premières années de son règne, François 1er, le Prince de la Renaissance, côtoie quotidiennement au château d’Amboise Léonard de Vinci. Ce dernier déjà âgé, va finir sa vie à Amboise. Sa tombe se trouve dans le château d’Amboise. Pendant ces quelques années, les nombreux échanges et discussions entre ces deux personnages vont, pour ainsi dire, jeter les base de la Renaissance française.
Caché derrière une fenêtre du château d’Amboise, vous n’apercevez pas une ombre ? C’est peut être Léonard en train de dessiner une de ses fameuses machines volantes...
jeudi 1er décembre 2005, par Cyril Godeaux
vendredi 2 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Villandry présente des jardins absolument fabuleux vus du ciel ( le concepteur de ces jardins au XVIIème siècle devait voler...). Villandry est le dernier grand château Renaissance construit dans la région par un ministre des finances de François 1er.
C’est dans cette forteresse qu’a lieu le 4 Juillet 1189, "la Paix de Colombiers" (nom de Villandry au Moyen-âge), au cours de laquelle le roi d’Angleterre Henri II Plantagenet, vint devant Philippe Auguste, roi de France, reconnaître sa défaite. Cette paix marque l’intégration au Royaume de France de la Normandie, du Maine, de la Touraine, de l’Anjou, du Poitou et de l’Aquitaine.
vendredi 2 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Le Château de Langeais est une forteresse médiévale, qui domine de sa masse sévère la Loire et la petite ville blottie à ses pieds.
Le Château de Langeais a conservé le caractère exceptionnel de cadre de vie des milieux aristocratiques du XVe siècle. Son aspect extérieur sévère rappelle la fonction de forteresse et offre l’image typique du château-fort traditionnel. Sur ses façades intérieures, Langeais témoigne de quelques concessions à la Renaissance.
Dans ce Château de Langeais a lieu la célébration du mariage de Charles VIII et de la duchesse Anne de Bretagne. Cette cérémonie devait conduire à la réunion de la Bretagne au royaume de France.
jeudi 1er décembre 2005, par Cyril Godeaux
Je souscris totalement à l’expression de ce Maître qu’est Honoré de Balzac pour décrire Azay le Rideau : un véritable « Diamant serti par l’Indre ».
C’est dans l’élan créatif des premières années du règne de François 1er qu’est édifié le château d’Azay le Rideau par un riche financier issu de la bourgeoisie tourangelle.
L’eau qui isole l’édifice, les tourelles d’angles et le chemin de ronde sur les murs extérieurs inscrivent l’architecture d’Azay le Rideau dans la continuité de la tradition médiévale. Mais la répartition symétrique des grandes ouvertures confère aux façades une ordonnance régulière qui signe l’influence de l’architecture italienne.
jeudi 1er décembre 2005, par Cyril Godeaux
Attention là on touche au sublime ! Le mot n’est pas galvaudé pour le Château de Chenonceau.
De nouveau un château acheté et transformé par un gentilhomme et grand argentier de la cour de François 1er. On le surnomme le « château des Dames » pour avoir presque toujours appartenu à des femmes.
Selon les canons de la Renaissance, au Château de Chenonceau, la majesté et la grandeur cède la place au charme, à l’élégance, à une beauté délicate et rêveuse. Catherine de Médicis y organise de somptueuses fêtes dans la fameuse galerie de 60m à deux étage qui surplombe le Cher.
jeudi 1er décembre 2005, par Cyril Godeaux
Le Château de Cheverny, encore un château de la Loire bâti par un trésorier de France et général des finances de Louis XII (1498 - 1515 , avant François 1er).
Pourtant Cheverny est connu maintenant pour avoir inspiré le dessinateur Hergé pour abriter certains aventure de Tintin et du capitaine Hadock. En effet, retirez les deux aîles extérieures du Château de Cheverny et vous avez Moulinsart !
vendredi 2 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Chambord : un chef-d’oeuvre de la Renaissance française construit pour ... les chasses de François 1er !
« Le plus extraordinaire exemple, sans doute avec Versailles, d’un discours de pierres au service de la monarchie » selon l’historien Joël Cornette. Chambord, c’est le résultat de la volonté politique d’un jeune roi François 1er de manifester son pouvoir face à l’Europe de Charles Quint et Henri VIII d’Angleterre. C’est un rêve de pouvoir réalisé, une couronne de pierres : 440 pièces, 365 cheminées, 83 escaliers. Mais L’essentiel du décors est dans les oeuvres hautes.
Chambord est un compromis entre la Renaissance et le château médiéval traditionnel. Il représente la pièce maîtresse de la collaboration entre artistes italiens et français au début du XVIème siècle. Chambord est la première et plus grande demeure royale en Europe au début du XVIème siècle.
Les plans d’origine du château de Chambord n’existent pas. On ignore l’identité des architectes, mais l’influence de Léonard de Vinci se fait sentir.
Il faut quatre ans pour creuser les fondations sur des terrains marécageux. 1800 Ouvriers travaillent sur le chantier. François 1er est très présent lors de sa construction.
De loin on pourrait croire à un gâteau de chantilly, mais un gâteau qui à 400 ans...
jeudi 1er décembre 2005, par Cyril Godeaux