Le Mont-Saint-Michel se dresse au coeur d’une immense baie envahie par les plus grandes marées d’Europe.
Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l’un des plus importants pèlerinages de l’Occident médiéval. Pendant près de mille ans des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes appelées "chemin de Paradis", chercher auprès de l’Archange du jugement, peseur des âmes, l’assurance de l’éternité.
Devenue prison sous la Révolution et l’Empire, l’Abbaye nécessitera d’importants travaux de restauration à partir de la fin du XIXème siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques.
Inscrit au "Patrimoine Mondial" par l’Unesco en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd’hui plus de trois millions de visiteurs par an.
18 mai 2008 : La photo illustrant cet article a été primée au FiFAC (Festival International du Film Aéronautique de Châteauroux) dans la catégorie amateur.
vendredi 17 février 2006, par Cyril Godeaux
Surabondante et considérée comme ressource naturelle inépuisable, on la prélève en quantité phénoménale durant des siècles : jusqu’à 20 000 tonnes par an ! Prédation humaine et agressions invisibles de parasitaires mirent à mal le stock. Au 18e siècle, il finit par atteindre un niveau critique. La législation royale réglementa la pêche. Des contraintes de gestion allaient naître les traditions.
La cueillette sauvage mise hors la loi, l’exploitation du obéir aux règles strictes du ministère de la marine. Formellement établis, les jours de pèche firent l’objet de sévère contrôle. Ces jours là, des dizaines de bisquines, canots et sloop prenaient ensemble la mer. Toutes voiles au vent, deux cents bateaux cancalais tiraient leurs dragues sur les gisements naturels.
Les huîtres récoltées servaient à alimenter les parcs de culture et d’entreposage. Véritable fête de la mer à laquelle participait toute une population, la « caravane » eut sa justification jusqu’aux années 20. L’appauvrissement des bancs fit naître l’idée de captage et d’élevage. Les marins se lancèrent dans l’ostréiculture.
La véritable technique ostréicole fit son apparition vers 1930 et conduisit à une surface exploitée de 1 000 ha, dont 400 ha de parcs répartis en 975 concessions. Les jeunes huîtres se fixent en naissains sur des supports divers, tuiles chaulées, coquilles Saint-Jacques... Détroquées (détachées) vers 9 mois, elles sont alors semées dans les parcs d’élevage. Posée à même le sol, ou enfermées dans des poches placées sur des tables, elles grossissent durant 3 ou 4 ans. Triées, nettoyées, calibrées, on les garde dans les « claires » (bassin) où elles s’affinent.
Rustique dans son aspect extérieur, mais néanmoins fragile, l’huître nécessite un intense travail de surveillance. Les professionnels cancalais, marin avant tout, la protègent jour après jour.
vendredi 17 février 2006, par Cyril Godeaux
L’Emeraude, c’est la couleur de l’eau l’été avec les reflets du soleil. C’est aussi la référence à la préciosité et à la rareté.
Cette côte à l’urbanisation sophistiquée et omniprésente appartient à ces objets précieux très prisés des estivants Anglo-Saxons et de la bourgeoisie parisienne de la fin du XIX° siècle, elle le reste. La rareté de l’Emeraude se retrouve dans celle des espaces naturels relictuels mis en évidence par un bâti dense de caractère.
Le visiteur pourra apprécier un échantillon caractéristique du littoral breton en visitant l’anse de Rothéneuf.
Mais cette côte a été aussi une terre de combat depuis les époques les plus anciennes jusqu’aux guerres les plus récentes. Chaque pointe, chaque île ou îlot a été un territoire à défendre ou à reconquérir.
En témoignent des vestiges archéologiques ou historiques. On citera les pointes de la Varde ou du Meinga ou l’île Cézembre.
Enfin, la douceur du climat en été n’y est pas un vain mot.
Elle favorise une végétation naturelle comme introduite, plus méridionale que ne le laisse supposer l’exposition aux vents du Nord.
Ces contrées de la côte de Bretagne Nord sont heureusement abritées par le Cotentin et baignées par des courants chauds de l’Atlantique.
vendredi 17 février 2006, par Cyril Godeaux
Saint Malo est une ville de caractère. Elle abrita des personnages qui ont marqués leur temps :
Ces personnages hauts en couleurs font courir notre imagination jusqu’au Festival du livre « étonnants voyageurs » qui se déroule dans la ville tous les ans !
vendredi 17 février 2006, par Cyril Godeaux