La régon de Royan et de Marennes-Oléron est un important carrefour des oiseaux migrateurs entre les mois d’août et de novembre. La remontée, souvent rapide, des oiseaux peut être observée entre les mois de janvier et mai. Attention au péril aviaire !!!
Si vous cherchez bien vous les verrez immergées dans les bassins de terre des anciens marais salants. Ici, les huîtres acquièrent ici toute leur originalité. La réputation des huîtres de Marennes-Oléron ne repose pas seulement sur leur couleur verte. Ce sont bien la durée et les conditions de leur passage en Claire qui apportent aux huîtres affinées leur goût de noisette.
La Réforme Protestante
Cf. article sur "la Charente Maritime, coeur de la Réforme protestante"
En 1534, de jeunes moines de la région entendent, de la bouche de Calvin lui-même, les paroles qu’il prononce à Angoulême et à Poitiers. La Réforme sera bientôt prêchée dans l’actuelle presqu’île d’Arvert. Un demi siècle plus tard, la majorité de la population régionale est protestante. Devant la propagation des idées nouvelles, le pouvoir royal se montre d’abord hésitant. Les Parlements de Paris et de Bordeaux prononceront bientôt les premières condamnations à mort. En 1546, deux des moines qui avaient introduit la Réforme à Arvert et sur l’Ile-d’Oléron sont brûlés pour hérésie et pour "erreur". Prêchée par des disciples de Calvin, la Réforme se propage, de Pays en Pays, dans tout le sud ouest du Poitou. Elle rassemble d’importantes forces militaires sur l’Ile-d’Oléron et à Marennes. De 1620 à 1622, Royan est sous la seule autorité de la Réforme.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Deuxième plus grande île de France après la Corse, l’île d’Oléron bénéficie d’une douceur de climat. Il arrive même que les mimosas fleurissent en février ! 19 000 insulaires y vivent à l’année, reliés depuis 1966 au continent par un pont de 3 km de long.
Dans le pertuis délimité par les deux jumelles Ré et Oléron, l’air marin de l’océan vient à la rencontre des estuaires de la Seudre et de la Charente. La combinaison de ces deux atmosphères crée une luminosité toute en douceur, où les tons irisés dominent. On peut comparer ce phénomène à celui de la célèbre baie d’Along, reconnue comme l’une des merveilles de la terre.
La pointe de Chassiron, avec son phare datant de 1836, apporte une touche sauvage à la douceur du reste de l’île. La mer vient y frapper durement ses falaises calcaires et le vent couche les arbres le long du rivage. On peut également prendre le temps de rêver devant le spectacle de la tour d’Antioche, dont les multiples épaves émergeantes rappellent que ce rocher est l’un des plus dangereux de France ; les naufrages y sont malheureusement fréquents encore de nos jours.
L’île d’Oléron est demeurée des origines à la Seconde Guerre mondiale un site stratégique très convoité, qui se trouve inclus tant dans le système de défense des côtes de Vauban, que dans le mur de l’Atlantique.
Situé à mi-chemin entre l’Ile-d’Aix et l’Ile-d’Oléron, Fort-Boyard a été conçu pour protéger la rade de l’Ile-d’Aix et l’Arsenal de Rochefort. Il vient renforcer le système de défense édifié le long du littoral et sur les îles de l’actuelle Charente-Maritime. Napoléon avait décidé que le fort serait élevé aux portes d’un des plus précieux arsenaux de l’Empire, sur le banc de sable de la "longe de Boyard". Fort Boyard devient, à la fin du second Empire, une prison militaire. Les soldats prussiens et autrichiens de la guerre de 1870 y sont détenus. Les prisonniers politiques de la Commune, en partance pour la Nouvelle Calédonie, leur succéderont.
La réforme s’implanta de bonne heure dans l’île d’Oléron, dès 1546. L’île d’Oléron fut, pendant toutes les guerres de religion qui ont dévasté la Saintonge, une importante position stratégique. Elle fut successivement prise et reprise par les catholiques et les protestants, et fut ruinée par les combats incessants. Les familles dont la foi était la plus solide quittèrent l’île, les autres se convertirent. Le nombre de protestants diminua très lentement, et il reste encore de nos jours une minorité de protestants.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Enjeu des rivalités des royaumes de France et d’Angleterre, l’île d’Aix s’hérisse de fortifications avec la création de l’arsenal de Rochefort (1666). L’île d’Aix devient alors la pièce maîtresse du système défensif du port de guerre et de sa rade. Sous le Premier Empire, époque où l’activité militaire est à son paroxysme, elle est transformée en île forteresse.
En juillet 1815, au lendemain de la bataille de Waterloo, Napoléon passe ses trois derniers jours en terre de France sur l’île d’Aix dans la maison du gouverneur, avant de se rendre aux autorités anglaises et d’être exilé à l’île de Sainte Hélène.
L’île Aix a servi surtout de lieu de détention pour des prisonniers politiques, dont Ahmed Ben Bella, le 1er Président de la République d’Algérie.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
L’Arsenal de Rochefort, dont Colbert décide la construction en 1666, suscite très vite l’admiration. Tandis que la construction navale attire à Rochefort une population croissante, le développement du commerce maritime entraîne, au milieu du XVII ème de plus en plus d’engagés et d’armateurs vers les îles, le Canada et vers Terre-Neuve.
Les îles d’Oléron, Aix, Ré et le fort Boyard, ont été fortifiées pour protéger l’Arsenal de Rochefort.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Depuis 1000 ans, La Rochelle aime la différence : démocrate bien avant l’heure, elle élit son premier maire en 1199 ; elle est protestante quand la France entière est catholique. Dès le 13ème siècle, elle est le port d’où partent les grandes expéditions atlantiques et se distingue par son rôle diplomatique. La Rochelle sera le plus important des ports français sur l’Atlantique jusqu’au 15ème siècle.
Au cours de son histoire médiévale, notamment durant la guerre de Cent Ans, La Rochelle passa sous la couronne anglaise à plusieurs reprises. La Rochelle, perçue comme une ville protestante, va souffrir de l’intolérance des catholiques. En 1627, les Anglais débarquent à l’île de Ré ce qui provoque l’intervention des troupes royales. Le siège de La Rochelle par les troupes royales est dirigé par le cardinal de Richelieu dont on dit que lors du siège de la cité rochelaise, il aurait lui même ajusté un canon et endommagé la proue d’un navire anglais. La Rochelle va difficilement se remettre des répercutions humaines et commerciales de ce siège : le commerce rochelais sera ruiné pour plusieurs années. Frappés d’interdiction du culte protestant, 2200 huguenots sont condamnés à "vider la ville". L’ensemble de ces mesures provoquent une émigration massive de l’autre côté de l’Atlantique, notamment vers la Nouvelle France (le Québec), la Hollande, l’Angleterre, fuyant les persécutions religieuses. En effet, on a établi que 65% des colons de Québec sont originaires de la région Poitou-Charentes, il est probable que cette donnée puisse s’expliquer par les persécutions religieuses.
Avec un taux d’ensoleillement exceptionnel (2 400 heures par an, soit autant que la Côte d’Azur)et plus de trois millions de visiteurs par an, La Rochelle est la troisième ville la plus visitée de France. Pionnière en matière d’écologie urbaine, elle est aussi ville-pilote et de référence pour le véhicule électrique. C’est aussi elle qui "invente" la première journée sans voitures en 1997.
Aujourd’hui c’est le plus grand port de plaisance d’Europe.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Le sel a été l’une des principales richesses de l’île de Ré. Aujourd’hui, il a perdu une partie de sa valeur marchande. Les marais de l’île de Ré s’étendent sur 1500 hectares. Ils ont été creusés par l’homme à la fin du moyen âge. Après avoir été longtemps laissés à l’abandon, un cinquième des marais est à nouveau exploité. Aujourd’hui, 80 sauniers vivent du sel sur l’île. Les volumes de production varient en fonction des conditions climatiques. Une partie des bassins est utilisée aujourd’hui par les ostréiculteurs.
L’île de Ré bénéficie d’un environnement exceptionnel pour l’élevage des huîtres. L’huître est cultivée 4 années avant sa mise en marché. Durant sa vie, elle est manipulée une trentaine de fois par l’ostréiculteur.
La pomme de terre primeur de l’île de Ré doit sa notoriété à sa précocité et à ses qualités gustatives. Elle est devenue la première Pomme de Terre primeur à recevoir la distinction [A.O.C.]. Le terroir exceptionnel de l’île de Ré, au climat doux et ensoleillé balayé par les brises marines du noroît, aux sols calcaires, secs et filtrants, a réussi à obtenir la reconnaissance du consommateur.
Avec 2600 heures d’ensoleillement par an, les vignobles de l’île de Ré reçoivent autant de lumière que la ville de Nice. Ce micro climat facilite la maturité des produits cultivés sur l’île de Ré. Le terroir est dominé par la composante sableuse qui permet d’y développer une viticulture de qualité. L’île de Ré produit du Pineau, du Vin de Pays Charentais et du Cognac. Le pineau est un vin de liqueur élaboré avec un quart de cognac et trois quarts de jus de raisin.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Les Marais Poitevin : 2e zone humide de France (après la Camargue) 4 000 km de voies d’eau
On raconte qu’un jour, mort de soif, le géant Gargantua s’assit sur le clocher de Fontenay-le-Comte et but d’une traite la Sèvre Niortaise et l’Autise créant ainsi le marais poitevin desséché. Il se serait ensuite "soulagé" sur les habitants de la Rochelle, créant alors le Marais poitevin mouillé. En réalité, le Marais poitevin est le résultat d’une longue évolution. L’océan atlantique a progressivement comblé le Golfe du Poitou et y a déposé une terre sous forte influence hydraulique. Le combat de l’homme contre l’envahissement des eaux commence alors dès le XIIe siècle : construction de digues et creusement de canaux pour donner naissance au paysage actuel, si particulier. Dans le Marais Poitevin toutes les pierres témoignent de cette histoire : simple demeure, port maraîchin ou grand monastère des moines dessécheurs. Le Marais poitevin est avant tout un site aquatique. Découvrir le marais, c’est s’enfoncer dans ces voies aux noms divers : canaux, conches, rigoles, fossés... 400 km navigables de part et d’autre de la Sèvre niortaise débouchant à l’océan.
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Le concept de village aéronautique (Airpark) est né après guerre aux Etats-Unis. On y compte plus de 400 réalisations, de toutes tailles, la plus importante regroupant plus d’un millier d’habitations.
Le premier village aéronautique européen a été réalisé en 1996 en Vendée (Vendée Air Park), soit un demi-siècle après Sierra Sky Park... depuis, l’idée fait son chemin puisque plusieurs projets sont en cours d’étude ou de réalisation.
Il s’agit ici d’Atlantique Air Park (merci Patrick), dont vous pouvez connaître les spécificités aéronautiques sur le site www.nav2000.com sous le nom de Luçon Chasnais (LF8523).
mardi 13 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Plus de quatre cents villages existent aujourd’hui, dont quelques-uns célèbres comme Sierra Sky Park, Cameron Park, Fresno, Spruce Creek.
« Tout a démarré en 1984, lorsque j’étais aux Etats-Unis et que, à dix-sept ans, j’ai passé mon brevet de pilote », se souvient Pierrick Anonier, concepteur, avec son père, de l’opération Vendée Air Park.
« Nous survolions les villages aéronautiques où les avions côtoyaient les maisons. Déjà l’idée germait, avec mon père, également passionné d’aviation, exploitant agricole en Vendée et propriétaire d’une piste en herbe. Mais le déclic est venu d’une émission de Sylvain Augier, « Faut pas rêver », sur Cameron Park, en Californie, où l’avion circulait entre les rues du village. » Dès lors père et fils se mettent en chasse d’un terrain en Vendée où chaque avion va pouvoir circuler sur les taxiways et être hébergé auprès de la maison. Tout en s’assurant que les « villageois » ne seront pas loin de la mer, d’un port de plaisance, d’un golf.
C’est sur la commune de Talmont-Saint-Hilaire, à une vingtaine de kilomètres des Sables d’Olonne, que le projet voit le jour, en 1995, sur un site de 70 hectares. Le succès est au rendez-vous. En 1998, les 52 lots, réalisés en trois tranches, sont vendus. Les terrains évoluent entre 3.500 mètres carrés et 1 hectare et les maisons entre 160 et 250 mètres carrés.
Un autre village, plus petit, à Luçon, initié par ce même lotisseur, est également commercialisé (cf. article Atlantique Air Park).
mercredi 15 février 2006, par Cyril Godeaux
mercredi 14 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Au XIXème, sous le second empire, un fort militaire pouvant héberger une garnison de 400 hommes fut édifié sur l’île d’Yeu au-dessus d’une colline dominant Port-Joinville. Prévue pour servir de défense littorale, elle accueillit à plusieurs reprises des prisonniers d’état dont le plus célèbre fut le maréchal Pétain.
L’île d’Yeu ce sont de longues plages et des dunes côtières fixées par des bois de résineux ; une côte sauvage aux falaises altières enserrant des criques de sable blond ; des landes à l’herbe rase où frissonnent les armérias ; des chemins creux sillonnant les combes et côtoyant les falaises ; un bocage aux multiples parcelles où se nichent à l’abri des frondaisons de saules et de prunelliers, les demeures basses au toit de tuiles et volets de couleur.
Longtemps premier port thonier de la côte atlantique, l’Ile d’Yeu voue encore à la pêche une place active, débarquant sur ses quais : bars, lottes, soles, turbots, dorades, merlus et autres barbarins qu’avoisinent les nobles crustacés. Ile de 5000 habitants dont un quart a moins de 25 ans, l’Ile d’Yeu est une terre vivante, conviviale, profondément marquée par cet appel du large qui envoûte tous ceux, amoureux de la mer, qui ont, un jour, choisi d’y jeter l’ancre ne serait-ce qu’un moment.
Au sud de l’île, falaises et pelouse rase s’accordent une vue panoramique sur l’océan. Frappée par les embruns et les vagues, la côte sauvage offre à l’hiver l’inoubliable spectacle des tempêtes. Des chemins sinueux s’en éloignent pour aller se perdre dans l’ajonc et la lande, découvrant au fil des promenades les prairies entourées d’anciens murets de pierre. La pointe des Corbeaux, pointe extrême de l’île, est un point de rupture dans le paysage insulaire. Laissant ici son caractère armoricain, la côte adopte au nord-est un profil beaucoup plus aquitain. Place aux bois de cupressus, aux vastes étendues de sable fin et aux pins maritimes. Les layons sentent bon la résine et se faufilent à l’ombre des arbres, avant d’accéder aux dunes. Les hameaux de maisons blanches ajoutent au caractère méridional de cette partie de l’île. Côté terre, parallèlement à la partie dunaire, un tout autre paysage se cache. Univers du saule et du roseau phragmite, les marais se cachent derrière les haies de tamaris et de prunelliers. Grande source de vie, ils accueillent nombre de passereaux qui se plaisent à y chanter durant tout l’été. Un peu partout dans l’île d’Yeu, des bosquets verdoient du feuillage persistant des chênes verts. l’île abritent environ 254 espèces d’oiseaux.
Les maisons de l’île d’Yeu, d’inspiration poitevine, régulièrement et soigneusement blanchies, sont couvertes de tuiles creuses, autrefois bloquées au mortier à leur extrémité pour résister aux attaques du vent. Parfois, une corniche simple ou, pour les plus anciennes, une génoise, décore les bords de la toiture. Souvent précédées sur leur façade d’une petite cour, les demeures sont, dans les villages, entourées ou prolongées de jardins. Portes, fenêtres et volets sont enduits de peinture à bateau dans une des trois couleurs dominantes, le vert, le gris ou le bleu.
jeudi 15 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Le passage du Gois relie le continent à l’île de Noirmoutier à marée basse. A marée haute, la route disparaît sous la mer. Route de 4,150 km fréquentée depuis des siècles.
Comme beaucoup d’îles atlantiques, Noirmoutier a souvent été envahie, en particulier par les Viking, mais aussi par les anglais, les espagnols et les hollandais.
Le tourisme s’épanouit sur l’île de Noirmoutier à partir des années 1900. L’agriculture, la pêche et la saliculture, activités traditionnelles de l’époque, cohabitent aisément avec ce nouveau ’métier’ très saisonnier.
Depuis une cinquantaine d’années l’ostréiculture a pris son essor autour de l’île. Sur ses vastes estrans, on a implanté de larges champs de cultures marines. Les ostréiculteurs de Noirmoutier y produisent annuellement 1300 tonnes d’huîtres creuses : la Crassostrea Gigas, venue de l’océan Pacifique. En fin de cycle elles séjournent dans des CLAIRES, Marais alimentés en eau de mer, ou elles gagnent en rondeur et en finesse. Entre son captage et sa commercialisation, il aura fallu plus de 3 années à l’huître.
jeudi 15 décembre 2005, par Cyril Godeaux
La Baule doit son statut de station balnéaire depuis le développement des moyens de transport, en particulier le train et la voiture. Mais quid de l’avion ?
L’histoire de la station commence avec l’inauguration de la ligne de chemin de fer Nantes-Guérande en 1879. Cependant, seule l’action de deux hommes d’affaires, Messieurs Benoît et Berthault, transforme le lieu-dit en une station balnéaire naissante. Les concessions des dunes d’Escoublac achetées, ils mettent en place un programme de plantation de résineux afin de fixer le sol. Le résultat est surprenant : située au coeur d’une baie de 8 km de long, la plage de La Bôle se prolonge, derrière, sur une jeune forêt de 700 hectares de pins maritimes. La beauté du site n’échappe pas à deux promoteurs parisiens, Messieurs Hennecart et Darlu. Ils achètent une quarantaine d’hectares de dunes autour de La Bôle et réalisent de toutes pièces, avec le concours des entrepreneurs et des commerçants, une station balnéaire à partir de 1890.
La Bôle devient La Baule (1896), multiplie les constructions, s’offre une promenade en bordure de mer, une estacade implantée...La Baule devient un lieu privilégié de vacances toniques et familiales. En 1896, s’inogure l’Institut Verneuil. Ce premier centre de traitement, destiné aux enfants tuberculeux, a pour finalité d’attirer régulièrement de riches familles afin de les inciter à investir. L’opération réussit et l’Institut est transformé en Hôtel Royal dès 1902. De luxueuses villas s’établissent autour. Un Casino est construit en 1904. Le phénomène touristique se renforce dans les années 1920.
A partir des années 1950, La Baule connaît un nouveau développement lié à l’élévation du niveau de vie, aux congés payés et à l’essor de l’automobile.
A quand le développement d’une station balnéaire grâce à l’avion léger ????
Possibilité d’hébergement : à 25NM au nord de La Baule, vous trouverez la ferme Le Quilloux avec sa piste privé. Je l’ai testé l’été 2004 et c’était très bien. La piste est longue (800m), bien carrossée, l’accueil impeccable, les discussion trsè aéronautiques (le propriétaire était pilote de chasse...). Allez-y : la ferme Le Quilloux.
jeudi 15 décembre 2005, par Cyril Godeaux
= la petite mer (en breton of course).
Long de 20 km pour 15 de large, le Golfe du Morbihan est peu profond sauf dans certaines passes près de Port Navalo où les courants frayent leur chemin dans des profondeurs d’environ 35 mètres.
La mer qui pénètre ainsi le Golfe y trouve un véritable labyrinthe constitué de criques, de pointes, de rochers et de très nombreuses îles. Le Golfe compte en effet plus de 40 îles.
Les pêcheurs et ostréiculteurs y trouvent un lieu de prédilection. L’été, les très nombreux bateaux de plaisance y croisent les vedettes d’excursions.
jeudi 15 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Placée sous la protection du Conservatoire du Littoral, la Côte Sauvage s’étend sur 8 kilomètres. La côte est sans cesse harcelée par le vent, les vagues viennent se fracasser bruyamment sur ses falaises escarpées, provoquant des jaillissements d’écume. Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, le Capitaine Dreyfus, puis Anatole France et Sarah Bernhardt passèrent ou séjournèrent à Quiberon.
Classée station climatique en 1924, Quiberon vit aujourd’hui principalement du tourisme. Un centre de balnéo thérapie y et particulièrement réputé.
Pour les pilotes, c’est le paradis. Non seulement le paysage est magnifique en vol, mais en plus, on est à 10 min à pied du centre ville, du port ou de la plage. Que demande le peuple ?
jeudi 15 décembre 2005, par Cyril Godeaux
Belle île fut la proie livrée sans défense à tous les écumeurs de mer, romains, normands, etc. Pendant 5 siècles l’île resta propriété des moines et fut sans cesse attaquée par les pirates et les flottes ennemies. Prise en 1572 par les Anglais, qui l’occupèrent et la pillèrent pendant 3 semaines, CHARLES IX jugea qu’une place aussi importante ne pouvait rester aux mains de moines incapables de la défendre.
VAUBAN fut chargé de fortifier l’île au XVIIème siècle après une descente des Hollandais, qui brûlèrent et pillèrent sans merci.
Au XVIIIème siècle l’île est échangée contre Minorque et va bientôt accueillir des Français, chassés de leur patrie ACADIENNE. 78 familles descendantes des Bretons, Normands, Aunissiens (près de La Rochelle, survolée au début de cet itinéraire !) arrivent sur Belle île. Ces gens ont contribué à fonder l’Acadie au 17ème siècle. ces familles s’intégrèrent rapidement à la population de l’île. les BELLILOIS-ACADIENS entretiennent toujours de profonds liens d’amitiés avec leurs "cousins" acadiens de CANADA et de LOUISIANE ).
L’épopée des Acadiens a trouvé son épilogue à Belle-Ile-en-Mer, en 1765. C’est une longue histoire que celle de cette diaspora. Ils étaient venus des provinces de l’Ouest de la France, au début du XVII° siècle. La majoritté d’entre eux étaients des protestants chassés de Charente par les catholiques, comme nous avons pu déjà le voir (cf. La Réforme Protestante en Charente Maritime).
Mais traités après traités, la France perd son Amérique du Saint-Laurent au Golfe du Mexique et les modestes habitants des provinces maritimes, persécutés, chassés, menacés d’esclavage par les vainqueurs britanniques, sont contraints à l’exil et à la déportation. Ce fut le "Grand Dérangement" de 1755. 7000 Acadiens que les anglais considéraient comme colons britanniques mais qui voulaient rester français, furent déportés en Europe, en Angleterre, entassés dans les ports de Falmouth, de Liverpool ou de Southampton, réclamant l’assistance de la France, qui vint enfin, après d’incroyables pourparlers entre les ministres du roi Louis XV et ceux des rois George II puis George III. Enfin, après de longues années, les Acadiens virent pour la première fois les côtes françaises à Morlaix et à Saint-Malo... Mais que faire de cette population devenue inactive et à la charge du Roi, sinon l’employer et à venir peupler et défricher des terres inexploitées ?. C’est ainsi qu’à partir de 1763 les négociations commencèrent.
Grâce à l’Abbé Le Loutre, l’aumônier des Acadiens, il fut décidé qu’un nombre important de familles viendrait s’installer à Belle Ile durement éprouvée par la guerre anglaise et deux années d’occupation. Aussi, après bien des tractations, le 29 septembre 1765, les premiers Acadiens arrivèrent au Palais. 78 familles, les Grangers, les Le Blanc, les Trahan, les Gautrot, allaient être intégrées grâce à un "afféagement" de l’île, sorte de remembrement donnant à chaque nouvel arrivant son lot de terres et de landes.
Aujourd’hui, grâce à l’association* "Belle Ile Acadie", les échanges se multiplient avec les Acadiens du New Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’île du Prince Edward et les Cajuns de la Louisiane, qui viennent découvrir les témoignages du passé de leurs lointains cousins : de belles petites maisons blotties au sein des villages et qui portent, gravée sur le linteau de leur porte, la date illustre de 1765...
jeudi 15 décembre 2005, par Cyril Godeaux